J’ai parfois tendance à l’oublier. Nous vivons à proximité de la capitale et ce qu’elle a à nous offrir en matière d’art pictural est tout juste exceptionnelle. Alors, comme cette année est ma dernière année à temps partiel j’ai décidé d’accorder un mercredi par mois rien qu’à moi et Bérénice pour explorer les grands mouvements de l’histoire de l’art. L’idée est toute simple : on dépose le cartable à midi et on file à Paris.
Pour ce premier mercredi en tête à tête, j’avais très envie de retourner à Beaubourg (la dernière fois remonte à plus de trois ans). Je me suis dit qu’elle apprécierait la vue exceptionnelle sur la ville et la liberté de l’esplanade. Je trouve aussi que le centre Pompidou est un lieu ouvert, plein d’espace et de couleurs. Enfin et surtout je reste intimement persuadée qu’il n’y a pas meilleur spectateur que l’enfnat devant l’art contemporain. Pas de code, juste des ressentis. Je pourrais vous en reparler plus longuement mais pouvoir partager avec elle nos impressions autour d’un Klein ou d’un Beuys m’a réellement touchée.
Mais revenons à nos moutons, nous avons profité de cet après-midi pour aller voir l’exposition Magritte La trahison des images. Je dois dire que je ne suis pas forcément très fan du surréalisme mais j’ai pensé que ça pourrait être amusant de confronter nos points de vue avec Bérénice. Et sincèrement, c’était carrément sympa 🙂
Les images de Magritte sont déroutantes et c’est en cela que j’ai aimé parcourir l’exposition accompagné d’une petite fille de 6 ans. Les codes esthétiques et sémantiques sont mis à rude épreuve mais visiblement tout cela n’a pas choqué une seule seconde Bérénice.
Bien entendu, il y a eu des moments d’interrogations, on a pris le temps d’y réfléchir, d’émettre des hypothèses, certaines loufoques, d’autres plus plausibles. C’était rigolo.
Magritte le livre animé de José Pons et Brigitte Stephan.- Palette
Magritte : de l’autre côté du miroir de Caroline Larroche.- Palette (Artimini)









