
Franchement, j’ai un faible pour les livres qui aident à mettre des mots sur ce qui fait peur, sans jamais ridiculiser ni dramatiser. Le noir, l’école, l’orage ou la piscine : chaque enfant a, à un moment ou un autre, sa petite angoisse du quotidien, et je trouve que les albums jeunesse savent en parler avec une justesse que peu d’autres outils égalent. Voici ma sélection du moment, pensée comme une petite trousse de secours à glisser sur l’étagère, pour apprivoiser ces peurs en douceur plutôt que de les balayer d’un revers de main. 🍂

P’tit Loup a peur du noir (Orianne Lallemand)P’tit Loup, son doudou-mouton et sa lampe de poche : la mécanique rassurante de la collection fonctionne à merveille sur la peur du noir, avec des mots tout simples pour les tout-petits.
Source : Ricochet, jeunesse & livres
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Tous les monstres ont peur du noir (Michaël Escoffier)
L’idée est maligne : et si les monstres, eux aussi, avaient peur du noir et faisaient des cauchemars ? Un retournement plein d’humour qui désamorce la peur mieux qu’un long discours.
Source : Bibliothèques de Paris
Et si la nuit avait peur de toi ? (Peter Vegas)Celui-là, je le trouve particulièrement malin : on retourne complètement la question en se demandant si ce n’est pas la nuit qui a peur de l’enfant. Une pirouette qui change tout.
Source : Ricochet, jeunesse & livres
Je veux pas aller à l’école (Stéphanie Blake)Le petit lapin de Stéphanie Blake traverse l’angoisse de la rentrée avec un aplomb désopilant, et c’est exactement ce ton-là, ni dramatique ni moralisateur, que je recherche dans ce genre d’histoire.
Source : ActuaLitté
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Le monstre des couleurs va à l’école (Anna Llenas)
Après le succès du Monstre des couleurs sur les émotions, cette suite consacrée au premier jour d’école reprend le même principe visuel, limpide, pour que l’enfant mette un nom sur ce tourbillon qui le traverse.
Source : Bibliothèques de Paris
Premier Matin (Fleur Oury)Un ourson qui refuse obstinément de se lever le matin de la rentrée : les illustrations tout en douceur de Fleur Oury portent cette histoire sans qu’un seul mot ne soit vraiment nécessaire pour comprendre ce qui se joue.
Source : Le Temps
Même pas peur ! (Barroux)Ici, c’est le doudou qui tient le rôle principal : un album tout en retenue sur ce petit objet qui absorbe, sans bruit, toutes les peurs diffuses de l’enfance.
Source : Bibliothèques de Paris
Les mots et les images qui font peur (Catherine Dolto & Colline Faure-Poirée)Dans la collection Mine de rien, ce titre aborde la peur de façon plus générale et plus posée, avec cette approche bienveillante propre au docteur Catherine Dolto. Un bon point de départ pour ouvrir la discussion.
Source : Ricochet, jeunesse & livres
Le Génie de la piscine (Mathieu Grousson)Zoé n’aime pas la grille au fond du bassin, et c’est un génie aquatique, lui-même pas très rassuré, qui l’aide à apprivoiser l’eau. J’aime beaucoup cette idée de faire porter la peur par un personnage adulte, pour une fois.
Source : ActuaLitté
La Piscine (Antonin Louchard)Un lapin qui multiplie les excuses plus farfelues les unes que les autres pour échapper à la sortie piscine : celui-ci mise tout sur l’humour, et ça fonctionne très bien pour dédramatiser.
Source : La Procure
T’choupi a peur de l’orage (Thierry Courtin)Valeur sûre pour les plus petits, cet épisode de T’choupi aborde la peur de l’orage avec la tendresse habituelle de la collection, jusqu’à ce que papa vienne tout arranger.
Source : Achat Moins Cher
Bref, qu’il s’agisse du noir, de l’école ou de l’orage, je trouve que ces albums rendent ce service précieux : nommer la peur pour mieux l’apprivoiser. Je vous souhaite de belles lectures blotties sous un plaid, et des petites peurs qui s’envolent une à une.
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