Le mois de novembre a débuté sous une Toussaint miraculeusement ensoleillée et nous avons fêté pour la première fois Halloween avec Bérénice. Cette fête qui fait sortir monstres et sorcières du placard est, je trouve, une jolie façon d’exorciser ses peurs et d’aborder la question de la mort. Dans notre culture, je regrette parfois que la question de la mort soit si peu abordée auprès de nos très chères petites têtes blondes alors que dans d’autres pays comme au Mexique, la mort est associée aux festivités. Pour mon aînée qui n’a jamais connu son grand-père, Halloween est l’occasion pour moi (et surtout pour elle qui commence à poser de plus en plus de questions) d’ouvrir la discussion.
©Kitty Crowther
Alors, quand on parle de la mort, Bérénice me parle très souvent de Frida Kalho : son univers pictural peuplé de squelettes et de têtes de mort l’a précisément marqué. Alors nous en parlons sans gène : de la douleur, de la maladie, de la mort. Comme quelque chose d’important mais jamais comme quelque chose de terrible. Et c’est donc sans tabous que nous parlons de la mort.
Et puis, j’ai pour habitude de le dire : la vie c’est comme de très grandes vacances. On en profite vraiment que si l’on sait qu’un jour elles s’arrêtent.
J’aime également utiliser le livre comme support. Ce sont souvent par les histoires que les enfants arrivent à conceptualiser, à se soustraire de cette gigantesque abstraction qu’est la mort. Alors, j’envisage de faire découvrir très bientôt un magnifique livre, aux dimensions très poétiques : “La visite de la petite mort” écrit et illustré par Kitty Crowther. Le thème ne cache rien, il personnifie cette petite mort qui doucement vient rendre visite aux mourants.
Démystificateur, ce livre est très rassurant s’il est accompagné par le parent – je pense qu’il faut le sortir au bon moment, quand la demande et les questions de l’enfant sont là.
Vous l’aurez compris, cet article est une vision très personnelle que je me fais de la mort. Et vous, abordez-vous ce thème librement avec vos enfants ?
Si vous souhaitez utiliser le livre comme support pour aborder le thème de la mort, voici une petite sélection d’albums que j’ai déjà eu l’occasion d’utiliser :
Au revoir Blaireau de Susan Varley – Gallimard Jeunesse
Oko de Mélanie Rutten – Editions MéMo
C’est quoi la mort : Picolo Philo – Michel Piquemal
Mon chagrin éléphant de Cécile Roumigière et Madalena Matoso




