Comme beaucoup de chineuses, je voue une passion sans borne pour les objets. Non pas par matérialisme mais pour leur beauté et surtout pour les souvenirs qu’ils transmettent, les histoires qu’ils contiennent et pour le pouvoir que l’on peut leur attribuer dans le temps. Alors, pendant ma grossesse j’ai eu envie de perpétuer cet amour des objets en achetant un album souvenirs vintage à Mathilde.
Et le hasard a plutôt bien fait les choses puisqu’ Orange Verte Vintage en avait un sous le coude tout juste au moment où je le désirais. Une transaction plus tard, il était là, encore vierge, les films transparents non décollés et les coins légèrement jaunis par le temps : un album de naissance qui n’avait pas été rempli… je me suis posée la question du “pourquoi ?”. Pourquoi un aussi mignon petit album n’avait pas connu une chouette histoire de bébé. Sombre destin ou abandon désinvolte, j’ai préféré le deuxième destin. Je me suis donc sentie une mission supplémentaire en redonnant de l’âme à ce bout d’objet qui ne demandait que ça. Sentimentale vous me direz, je vous répondrais à 300% et le pire c’est que ça ne date pas d’hier 😉
Alors pour le moment, je ne sais pas pourquoi je n’ose pas encore le marquer de mon empreinte. Je cherche encore une manière de l’inscrire d’une manière aussi originale que peut être le support.
J’ai néanmoins commencé à poser les tirages photos de ces souvenirs qui n’arrivent qu’une fois dans une vie. Et puisqu’il était question de retour à la matière, j’en ai profité pour offrir un appareil photo jetable à Bérénice pour qu’elle expérimente notre façon de photographier à l’ancienne : pas de seconde change, juste l’instant capturé et la découverte plus tardive mais patiente qui révèlent les photos argentiques. J’étais contente de lui montrer ce qu’était une pellicule mais aussi des négatifs. Tout ce beau petit monde une fois passé au labo a ainsi fini capturé entre 2 feuilles collantes, avec au verso la date de nos exploits photographiques : 2014.
